Bonnes pratiques

Les « 7 Grands Principes »

Afin de mieux préserver les rives L’APRIL vous engage à adopter et à respecter les « 7 Grand Principes » qui assurent le maintien de la fonctionnalité écologique des rives des lacs.

Autrefois naturelles, les rives sont de plus en plus sous pression du fait de l’urbanisation et des aspirations de chacun à vouloir toujours davantage profiter du lac et ce en toute saison.

Les espaces de nature qui s’égrainaient le long des rives disparaissent suite aux morcellements des grandes propriétés pour laisser place à des jardins clôturés, de plus en plus entretenus, et à des rives de plus en plus artificialisées. Cette parcellisation provoque la disparition de nombreux milieux propices aux oiseaux, aux papillons, aux libellules et à la petite faune (Hérisson, écureuil, lézard, couleuvre, crapaud, chauve-souris…).

En respectant les quelques principes ci-dessous, vous assurez le maintien de la fonctionnalité écologique des rives et préserver la biodiversité :

  1. Eviter les désherbants dans les enrochements où dans les allées de votre jardin.

    Peu de gens le savent, mais l’Ordonnance sur la Réduction des Risques liés aux produits chimiques (ORRChim) interdit formellement tout usage d’herbicide sur les routes, les chemins, les places et à leurs abords. Cette interdiction s’applique aux Communes depuis 1986 et aux particuliers depuis 2001.
    Les enrochements en bordure de rives sont des refuges importants pour les lézards et les libellules ainsi qu’un lieu de frai pour les poissons.

  2. Favoriser le déplacement de la faune dans la zone riveraine.

    La faune doit pouvoir se déplacer librement le long des rives, ne serait-ce que pour se nourrir, trouver un partenaire ou se reposer. Les clôtures et les murs constituent un obstacle souvent infranchissable. Pensez à laisser un espace sous les clôtures pour permettre à la faune de se déplacer.

  3. La nuit, beaucoup d’animaux dépendent de l’obscurité

    L’éclairage des jardins perturbe fortement la vie nocturne et le rythme biologique des animaux et des oiseaux. Les réverbères situés à proximité des plans d’eau sont particulièrement dévastateurs. Ce sont des pièges mortels pour les papillons de nuit.
    Pensez à éteindre votre éclairage dès 22h00 et à utiliser des lampes qui n’éclairent que vers le sol. Les chauves-souris vont en seront reconnaissantes.

  4. Un petit « coin de nature » à proximité des rives

    Un jardin trop bien entretenu devient un véritable désert faunistique en quelques années. La faune, les batraciens ont besoin d’abris pour se reproduire ou passer l’hiver. Prenez soin de leur laisser un vieil arbre, un tas de pierres, de bois, de feuilles ou de branches et ne taillez pas vos haies trop tôt dans la saison. Les oiseaux s’y reproduisent jusqu’au début juillet. Ne tondez pas votre pelouse à moins de 6 cm de haut et si possible pas avant début juin.

  5. Rien dans le lac ni dans les enrochements

    Le lac n’est pas un dépotoir, les enrochements non plus. Les cendres de votre barbecue, les tontes d’herbe ou des restes de gravier n’ont rien à faire dans le lac. Si vous devez nettoyer la coque de votre bateau, n’utiliser que de l’eau claire. Un bon Karcher suffit.

  6. Respectez la Loi sur la navigation

    Avec les rives, la zone littorale des 300 m abritent les milieux lacustres les plus sensibles. Respectez la limitation de vitesse de 10 km/h dans la zone littorale et renoncez à y pratiquer le ski nautique. Les vagues endommagent les rives et les roselières lacustres. Par ailleurs, certaines activités comme le « Kite Surf » sont interdites dans les Réserves d’Oiseaux d’Eau et de Migrateurs (OROEM). Respectez la signalisation.

  7. Pour votre bateau, préférez un amarrage dans un port plutôt qu’en pleine eau 

    Les chaines d’amarrage ont un impact important sur les herbiers lacustres. Optez si possible pour une place dans un port plutôt qu’un amarrage en pleine eau. Si cela n’est pas possible, choisissez une ancre hélicoïdale plutôt qu’un corps-mort en béton.

Lutte contre la Renouée du Japon

Originaire d’Asie centrale, la Renouée du Japon est une des principales espèces invasives de plantes. Elle est inscrite sur la liste noire des Néophytes envahissantes, elle constitue une réelle menace pour la biodiversité, déstabilise les berges et accroit le risque d’érosion.

Extrêmement vigoureuse (elle peut pousser jusqu’à 4 cm par jour), elle se développe dans tous les lieux humides, sur les rivages et dans les enrochements où elle supplante la végétation naturelle indigène. Plante inscrite sur la Liste noire des Néophytes envahissantes, elle constitue une réelle menace pour la biodiversité, déstabilise les berges et accroit le risque d’érosion.

Depuis plusieurs années le Canton de Vaud encourage la lutte contre la Renouée du Japon.

L’emploi d’herbicide étant interdit à proximité immédiate de l’eau, le moyen le plus efficace reste l’arrachage à la main, entre avril et octobre, en prenant soin d’enlever non seulement la tige mais aussi le rhizome (racine).

Utiliser plutôt un sécateur qu’une débroussailleuse pour éviter toute dispersion de fragments de plante et nettoyer les outils une fois le travail accompli.

Les matériaux coupés et arrachés doivent être ensuite évacués à la déchèterie mais surtout NE LES METTEZ PAS DANS LA BEINE A DECHETS VERTS. Renseignez-vous auprès de votre Commune.

Dépliant ASL « Halte aux Renouées » : http://asleman.org/wp-content/uploads/2016/02/Dépliant_Renouée.pdf

Eviter de déranger les oiseaux hivernant

En hiver, les lacs suisses sont des lieux d’escale et de repos pour de nombreuses espèces d’oiseaux, en particulier les canards, qui y trouvent de bonnes conditions pour se nourrir. La Station Ornithologique de Sempach estime ainsi que près d’un demi-million d’oiseaux passent l’hiver sur les lacs dans notre pays.

Ces oiseaux, poussés par le froid, arrivent chez nous dès le mois de novembre après avoir traversé une bonne partie de l’Europe où, dans la plupart des pays, ils ont été chassés, la chasse au gibier d’eau étant encore une vieille tradition.

Il est donc essentiel que ces oiseaux puissent se reposer et reconstituer leur réserve de graisse. Entre Novembre et Mars, ne provoquez pas l’envol des grands groupes de canards (Fuligule milouin, Fuligule morillon, Nette rousse) stationnant sur nos lacs. Ceci peut être fatal aux oiseaux les plus faibles.

Respecter la règle des 300 m (Loi sur la navigation)

Dans sa partie aquatique, la zone littorale est un milieu sensible en tant que lieu de reproduction pour les poissons ou, surtout en période de nidification, de nourrissage pour plusieurs espèces d’oiseaux (foulque macroule, grèbe huppé).

Conformément à la législation sur la navigation, ne dépassez pas les 10 km/h lorsque vous êtes à moins de 300 m de la rive et respectez les restrictions de navigation instaurées dans les secteurs les plus sensibles.

 

 

Signalez vos observations de mammifères

La Société suisse de biologie de la faune lance un appel à la population pour contribuer à l’établissement du nouvel Atlas des mammifères de Suisse et du Liechtenstein en signalant toutes les observations d’animaux sur le site : http://atlas.nosvoisinssauvages.ch/

L’APRIL vous encourage à participer à ce projet et à communiquer toutes vos observations de mammifères réalisées dans les zones riveraines des lacs.