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Un projet de cheminement riverain piétonnier menace une des dernières populations de Couleuvre vipérine du Canton de Vaud

Une des dernières populations de Couleuvre vipérine du Canton de Vaud est menacée par un projet de cheminement piétonnier au bord du lac à la Tour-de-Peilz.

 

Un premier tronçon, situé entre Portail-Blanc et la Becque a été mis à l’enquête publique en décembre dernier. L’analyse du dossier révèle qu’aucune étude d’impact sérieuse n’a été réalisée sur les conséquences d’un aménagement aussi lourd des rives du lac en particulier sur la faune locale. Ceci est d’autant plus étonnant qu’à côté de la présence avérée de la Couleuvre vipérine, ce secteur de rive fait partie d’une Réserve d’Oiseaux d’eau et de Migrateurs d’importance internationale et figure parmi les sites du Réseau Ecologique Lémanique établi par la Commission internationale pour la protection des eaux du Léman (CIPEL) qui relève la richesse floristique et faunistique de la beine lacustre.

 

Alors qu’il ne reste plus que 2% de rives naturelles sur le Léman et que de nombreuses voix s’élèvent pour davantage de renaturation, cette artificialisation supplémentaire de la rive est inacceptable dans un contexte de baisse de la biodiversité. L’APRIL a donc fait opposition au projet.

 

La Couleuvre vipérine (Natrix maura) encore appelée Couleuvre mauresque est un des reptiles les plus menacés de Suisse. Figurant sur la Liste rouge comme « espèces en danger critique d’extinction », on ne la trouve plus que dans de rares endroits des Canton de Genève, du Valais et de Vaud.

 

La Couleuvre vipérine affectionne les milieux chauds, rocailleux et buissonnants en bordure des lacs et des cours d’eau. Essentiellement piscivore, elle affectionne en particulier les enrochements riverains dans lesquels elle se met à l’affut pour capturer ses proies aussi bien dans la végétation que sous l’eau. Les femelles pondent leurs œufs en juin-juillet dans des cavités chaudes et humides, volontiers sous des tas de végétaux laissés le long de la rive ou dans les interstices des murs de soutènement de la berge.

 

Si les effectifs sont stables à Genève et en Valais, la population vaudoise est en régression.